Jean-Claude MAILLY AVEC LES MILITANTS

, par udfo76

Le secrétaire Général de la confédération FORCE OUVRIERE a rencontré les militants de Seine Maritime à Barentin le 13 avril 2011. Il a échangé avec eux sur la RGPP, les salaires, la crise, etc...

Durant l’après midi les échanges ont porté sur :

Le déplacement à l’Usine FERRERO de Villers-Ecalles était prévue. Compte tenu de l’action engagée par les salariés, il n’y a pas eu de visite de l’usine. Par contre Jean-Claude MAILLY a rencontré les salariés grévistes et a apporté le soutien de la confédération. Les dirigeants doivent comprendre que l’augmentation des salaires ne doit pas être individuelle mais collective.

Les salariés de Carrefour subissent l’avidité des actionnaires et principalement l’actionnaire principal Bernard ARNAULT. Ce dernier ne souhaite qu’une seule chose, gagner le maximum d’argent par son engagement dans le capital de cette entreprise. Pour cela il est prêt à tout, comme découper en tranche l’entreprise actuelle en plusieurs autres.

Ce ne sont que 2 exemples. Il en existe beaucoup d’autres.

Nous devons revenir à une plus juste répartition des richesses. Les gains sont redistribués de plus en plus au capital et de moins en moins au salariés. C’est pourquoi la REVENDICATION PRIORITAIRE est

"L’AUGMENTATION GENERALE DES SALAIRES".

C’est le seul moyen de garantir le pouvoir des salariés, de favoriser le financement des organismes sociaux et la retraite par répartition basé sur la cotisation, et après on pourra, peut-être, discuter de prime, de versement d’intéressement, de plan épargne, etc....

Les politiques mises en place en France sont aussi mise en place dans d’autres pays. Force Ouvrière est pour une Europe, mais PAS celle qui se construit aujourd’hui. Les accords en discussion actuellement sur les déficits des différents pays sont inacceptables. La réduction et le remboursement de la dette se fera sur le "dos des salariés". C’est la croissance qui permet la réduction de la dette et non l’inverse

FORCE OUVRIERE est contre la constitutionnalisation de la dette publique, c’est à dire l’inscription dans la constitution d’obligation de ne plus avoir de budget national déficitaire.

Ces politiques sont à l’origine de la réforme, plutôt la "contre-réforme", des régimes de retraite. Allonger de 2 ans la période travaillée c’est reculer de 2 ans le versement des prestations de retraite. Avec ces décisions, nos gouvernants pensent réduire le déficit. Une fois encore cela se fait par une réduction des acquis des salariés et à la seule charge de la classe ouvrière.

La réforme des impôts engendre de plus en plus d’inégalités. tous les français doivent payer l’impôt, même symboliquement, c’est un attachement à la république. La répartition des richesses passent par une contribution plus juste de chacun en fonction de ses revenus.

Des négociations nationales ont aboutis. FORCE OUVRIERE a signé des accords : Convention d’Assurance Chômage
- parce qu’elle a obtenu de pouvoir cumuler l’indemnité de chômage et une pension d’invalidité
- fin de la discrimination des salariés saisonniers, plus d’abattement pour le calcul de l’allocation.
- la limitation des possibilités de baiser la cotisation patronnale à l’assurance chômage.

Retraites complémentaires
- Maintien de l’AGFF jusqu’en 2018 (retraite à taux plein)
- Amélioration de la bonification pour enfants
- Mensualisation des versements

RGPP Pour FORCE OUVRIERE il ne peut y avoir de réorganisation et encore moins de suppression de postes dans les Services Publics sans d’un débat sur la politique et le pourquoi des Services Publics. La devise de la République "Liberté, Egalité, Fraternité" et nous rajouterons "Laïcité" ne doit pas être que des mots. L’expérience et le regard sur le terrain démontre que la réforme des Services Publics entraîne une dégradation du service rendu et ne permet plus d’appliquer la devise de la république. La réforme a supprimé 500 000 postes. Mais tout cela n’est pas sans risque. 2 exemples : Dans les abattoirs, les services de ces établissements font leurs propres contrôles. Il n’y a plus de service extérieur qui y participe ; En cas de problème, qui est responsable ? Pour les Eaux et Rivières : le manque de personnel ne permet plus la surveillance et l’entretien régulier des rives des cours d’eau. Les risques sont donc augmentés. Qui est responsable des inondations ? La République part en déliquescence.

La Représentativité des salariés dans les entreprises est en danger. FORCE OUVRIERE est contre la "position commune" et "les lois sur la représentativité". C’est une atteinte à la liberté syndicale et à la négociation. Les délégué syndicaux doivent être désignés par les organisations syndicales. La branche professionnelle est le niveau privilégié de la négociation collective pour permettre l’égalité entre tous les salariés de la même activité.

Les militants sont repartis bien décidés à faire aboutir leurs revendications et à faire adhérer le plus grand nombre de salarié à FORCE OUVRIERE Voici quelles photos : La tribune à Barentin 1 JC MAILLY à Barentin La tribune à Barentin 2